Un esprit jungle en plein Paris, c’est le pari un peu fou qu’a relevé Olivia Bochet à la demande de ces clients. Un projet qui s’inscrit dans la tendance luxuriance actuelle.

Formée à l’ Ecole Supérieure du Paysage de Versailles, Olivia Bochet a ouvert son agence en 2008. Si la paysagiste imagine des lieux d’exception pour une clientèle exigeante, elle aime se confronter aussi bien aux jardins de ville qu’à des espaces plus importants de résidences secondaires.

Quelles tendances se confirmeront en 2018 ?
« Des jardins sobres, faciles d’entretien et, surtout, qui rompent avec la monotonie. Régulièrement, mes clients me demandent un effet “whaou”. Ils recherchent la surprise, l’innovation. C’est grâce à des associations de plantes inédites et à de nouvelles compositions de matériaux que je propose des concepts artistiques originaux. Les demandes sont de plus en plus audacieuses, comme cette commande d’une jungle à Paris. Une autre tendance qui se dessine depuis plusieurs années : créer un jardin respectueux de son environnement. Le développement durable est au cœur de toutes les réflexions. Et, enfin, le thème du jardin nourricier. Le jardin participe au bien-être de ses propriétaires. Les demandes d’un espace potager intégré dans le futur jardin sont de plus en plus fréquentes. »

Qu’ils soient « tendances » ou non, quels sont les matériaux qui vous semblent les plus pertinents ?
« Les pierres naturelles, pour des raisons esthétiques, écologiques et de durabilité. Elles ont, par exemple, toutes les qualités requises face à l’utilisation du bois. En effet, il grisaille et sa longévité est nettement moindre. L’utilisation du bois exotique encourage aussi la déforestation… »
Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Ma principale source d’inspiration sont mes clients. Je dessine des lieux qui leur ressemblent, à la recherche d’une émotion, d’une image, d’un souvenir… Au-delà du reflet de l’esprit des propriétaires, je travaille le reflet comme effet sensoriel. Le reflet des matières et de la lumière se décline sans fin. C’est ce qui constitue l’ADN de l’agence. »

Maxime Lancien

